Contexte :
Le marais de Tinville s’intègre dans un vaste réseau de roselières jalonnant la vallée de l’Essonne, constituant à l’échelle nationale la plus grande roselière non rattachée à un étang. Ces roselières constituent un maillon essentiel de l’un des deux axes majeurs de migration de l’avifaune entre les vallées de la Seine et de la Loire. Elles offrent une aire de reproduction et d’hivernage pour de nombreuses espèces comme la bécassine des marais, le râle d’eau ou encore les sarcelles. Les roselières de l’Essonne sont également un site de nidification d’importance majeure pour la conservation du busard des roseaux espèce en danger critique d’extinction en Région. Au niveau du Moulin de Châtillon, l’Essonne présente un lit perché, rendant difficile sa continuité latérale. Le Moulin de Châtillon est par ailleurs bien connu pour sa valeur patrimoniale, il est l’un des derniers témoins du passé usinier des moulins de l’Essonne. La muséographie proposée par l’Association de sauvegarde du moulin (ASAMEC) sur la machinerie méritait d’être élargie pour renouer le lien étroit qui existait à l’époque entre les moulins et les marais environnants.
Objectif des travaux :
- Amélioration de la qualité des milieux du lit majeur,
- Rétablissement de la continuité latérale du lit majeur.
- Sensibiliser le public en développant une plateforme pédagogique
Travaux réalisés :
Un broyage de la zone humide a été réalisé ainsi qu’un étrépage des terrains. Une vanne levante a également été mise en place sur le fossé alimentant le marais afin de contrôler l’alimentation en eau de celui-ci. Un observatoire ainsi qu’un sentier pédagogique ont enfin été aménagés afin de permettre la sensibilisation du public.